Des Jeunes agés de 16 à 30 ans qui disent qu’ils ont choisi cette vie.

  • Des jeunes en errance dite « active », qui affirment avoir choisi ce type de vie dans une démarche de rupture sociale construite. Ils sont punks, zonards, travellers…
  • Des jeunes en errance dite « territoriale », emportés dans une dynamique d’échecs et d’exclusion, qui subissent l’errance et qui s’y adaptent de façon à survivre. Leur périmètre d’action est souvent limité à un bassin de vie au sein duquel ils vont de structures en structures sans sembler vouloir ou pouvoir engager de démarches de stabilisation.
  • Des grands lycéens, des jeunes étudiants et des jeunes travailleurs qui s’engagent peu à peu dans l’errance à l’occasion de dynamiques festives (locales, hebdomadaires, estivales, festivalières) et par la rencontre des publics déjà en errance présents dans leurs proximités.



Accueil > > Qui sommes Nous ? > Rubrique Ouvrages et études issus de la recherche-action >

Livre éditions "La Découverte", 2009

>>Intervenir auprès des jeunes en errance

30 juillet 2014

 Auteur - Théme : Francois Chobeaux.

 Sujet : Livre éditions "La Découverte", 2009

De qui sont constitués ces publics ? L’auteur, tout en mettant en garde contre des classifications indicatives qui ne peuvent jamais être des outils directement opératoires, propose de distinguer entre ceux qui se cherchent (en quête de ce qu’ils veulent devenir), ceux qui se fuient (bien plus pour tenter d’échapper à ce qu’ils ont vécu jusque-là que pour élaborer une solution viable) et enfin ceux qui se perdent (trop de souffrance, trop de destruction physique et psychique pour réussir à se protéger et se ressaisir). Autre échelle d’évaluation permettant de mesurer la place de la personne dans son itinéraire : la vie qu’elle mène est soit choisie (recherche d’une voie alternative), soit assumée (adaptation aux contraintes), soit subie (soumission aux événements venant de l’extérieur). Tous ces critères montrent que, si des épisodes particulièrement douloureux de l’existence ont pu être des déclencheurs, on ne saurait pour autant résumer la problématique de l’errance aux seules difficultés psychiques.

Reste à savoir comment agir. François Chobeaux consacre à l’intervention éducative une longue partie de son ouvrage, rappelant en quoi les jeunes errants ne répondent pas aux critères traditionnels des usagers des services de droit commun. Pour approcher cette population le plus souvent écorchée vive et rejetante, mais pourtant compétente comme le montre son aptitude à la survie, il faut du temps. L’accompagnement ne peut se contenter d’attendre une hypothétique demande. Il faut réussir à se confronter au fonctionnement impulsif, souvent imprévisible et parfois violent d’un public imprégné de méfiance et de dynamique mortifère. Un défi à relever.



Retour en Haut

Accueil - Contact - Mentions légales

Site développé sous SPIP 3.1.6
RSS RSS 2.0