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Vous êtes ici : Accueil » Jeunes en errance » Travaux d’étudiants (du DEME à la thèse)
Comme dans de nombreux pays, le Burundi est confronté à la problématique des enfants qui abandonnent leur cadre familial et social pour vivre dans la rue. En quête de réponses à des besoins fondamentaux non satisfaits dans leurs familles d’origine, ces enfants interpellent par leurs parcours. Qui sont-ils ? Pourquoi vivent-ils dans la rue ? D’où viennent-ils et comment survivent-ils ? Cette étude qualitative, menée entre novembre 2021 et février 2023 dans les rues de la mairie de Bujumbura, vise à éclairer ces questions.
Pour assurer leur survie, ces enfants à l’étude développent des stratégies de coping où la violence devient un mécanisme prédominant. Ainsi, ceux qui, hier, étaient perçus comme étant en situation de précarité, sont désormais considérés comme une menace à la sécurité, au point d’être discriminés comme dangereux. En retour, les dispositifs d’intervention mis en place par le Gouvernement du Burundi et ses partenaires reposent sur des actions répressives, telles que des rafles systématiques, et adoptent une approche globalisante. Néanmoins, certains acteurs de protection, notamment les familles, sont fréquemment exclus de ces mécanismes de réinsertion, ce qui conduit souvent ces enfants à retourner dans la rue. Cette forme de résistance se traduit par des échecs répétés de réinsertion, créant un climat d’incompréhension et générant des tensions entre les différents acteurs impliqués, chacun attribuant la responsabilité de ces échecs à l’autre. En conclusion, la thèse propose un modèle écologique participatif et intégré visant à favoriser une réinsertion durable des enfants étudiés.
Comment les équipes d’accueil sélectionnent les usagers ?
Actif dans l’état actuel, depuis 2015, la Tribu de Tachenn est une association qui appartient à la jeunesse vagabonde, en errance, vivant en rue, en suspension, peu importe le terme, peu importe l’âge. Excentrée de la ville, la Tribu exerce au sein d’une vallée boisée de 10 hectares, dont, une petite parcelle bétonnée d’un hectare, nous donne accès à de nouvelles commodités. Notre histoire est issue de la volonté d’avoir un dispositif souple, basé sur le principe de la libre adhésion et en dehors des circuits habituels de l’insertion normative. C’est ici que nous vivons notre quotidien, nos galères, nos fous rires et nos coups de gueule respectifs.
Qui sommes-nous ? Des bûcherons, des charpentiers professionnels et formateurs, des mécanos, des artistes, des jeunes, des chiens, des travailleurs sociaux, des camions, des roulottes, des abeilles, des tracteurs, des tronçonneuses, des fleurs, des fruitiers, des machettes, des bottes, de la boue, des ronces, des arbres, du feu, des branches, des intempéries, une rivière, et d’innombrables très beaux tas de bois que nous débitons au merlin et déplaçons encore et encore. Ce bois, après séchage est vendu, livré, rangé à la corde comme bois de chauffage à qui veut par l’équipe de sylviculture. Et avec d’innombrables haches anciennes, des planes, des bancs d’ânes, des instruments de mesure, nous faisons de très belles constructions, qui vont habiller vos espaces naturels.
C’est un espace qui nous ressemble et donne l’occasion de se poser, d’arrêter de se concentrer sur sa survie pour enfin se relever.
La dernière partie, « Pourquoi et comment cela fait-il soin » va chercher des éléments de compréhension dans les apports de Jean Oury et de Pierre Delion portant sur la psychothérapie institutionnelle : comment une institution peut-elle faire soin quand elle est pensée pour cela.
Ce mémoire analyse l’impact de la temporalité dans le dispositif "Logement d’abord Jeunes" sur le territoire grenoblois, à travers la réception des jeunes en errance. Il examine les effets du temps, depuis la conception du dispositif jusqu’aux interactions entre les acteurs. Le cadre temporel initial, jugé trop court, a nécessité des ajustements pour permettre une stabilisation sociale et une insertion durable. Le choix de mesures budgétaires (IML) préexistantes induit une temporalité inadaptée ; une recherche de solutions budgétaires innovantes et pérennes pourrait favoriser une sortir de cette contrainte temporelle dans la prise en charge. L’approche inductive des dispositifs apparaît une voie pertinente pour atteindre le public cible, en répondant à leurs besoins, renforçant leur estime de soi et favorisant leur autonomie, tout en contribuant à une inclusion sociale et professionnelle cohérente avec leurs aspirations personnelles.
Le nombre de personnes sans-abri est passé du simple au double en dix ans, nombreuses sont les personnes étant dans des situations très fragiles. Quant à la population toxicomane, leur espérance de vie est de 40-45 ans, sachant qu’une partie d’entre eux ne sortira pas de la dépendance. Fort de ces constats, qu’advient-il à ceux touchés par ces deux formes de grande précarité ? Inspiré par mon expérience au sein du SAMU social, d’un CSAPA et en médiation de rue, j’ai exploré les défis sociétaux auxquels sont confrontés les jeunes adultes en errance atteints de polytoxicomanie. Ces personnes vulnérables et marginales sont en quête d’aide. Leur accompagnement nécessite du temps et peut-être emprunt à des ascenseurs émotionnels. Mais alors, comment entrer en contact ? De même, il est souvent compliqué pour eux de formuler une demande ou de pousser la porte d’une institution. Est-ce possible pour eux d’investir un accompagnement social ? C’est avec pragmatisme, que j’ai cherché à comprendre leurs besoins spécifiques et à interroger les pratiques d’accompagnement. Comment une réinsertion sociale est -elle possible ?
Une approche anthropologique de jeunes en rupture, en errance, zonards, qui croise les techniques de l’observation participative et du reportage photo-son.
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