Des Jeunes agés de 16 à 30 ans qui disent qu’ils ont choisi cette vie.

  • Des jeunes en errance dite « active », qui affirment avoir choisi ce type de vie dans une démarche de rupture sociale construite. Ils sont punks, zonards, travellers…
  • Des jeunes en errance dite « territoriale », emportés dans une dynamique d’échecs et d’exclusion, qui subissent l’errance et qui s’y adaptent de façon à survivre. Leur périmètre d’action est souvent limité à un bassin de vie au sein duquel ils vont de structures en structures sans sembler vouloir ou pouvoir engager de démarches de stabilisation.
  • Des grands lycéens, des jeunes étudiants et des jeunes travailleurs qui s’engagent peu à peu dans l’errance à l’occasion de dynamiques festives (locales, hebdomadaires, estivales, festivalières) et par la rencontre des publics déjà en errance présents dans leurs proximités.

    → Dernière mise en ligne.

  •  Sujet : Modélisation d’interventions éducatives et sociales coordonnées
  •  Auteur - Théme  : Association "Dans la rue". Montréal, Canada


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>>"L’hébergement social des SDF". David Grand

19 mars 2017

L’hébergement social des SDF
Ethnographie de l’expérience vécue des hébergés

David Grand
L’Harmattan, 2016

Après de nombreuses années d’observations conduites au plus près de trois structures d’accueil et des personnes qui y sont hébergées, David Grand a soutenu en 2014 une thèse de sociologie sur son travail. Ce livre en est issu.
Ici le sociologue prend le parti de l’approche ethnologique : pas de questions ni d’hypothèses de recherche préalables, mais le terrain, la lente et permanente observation, et peu à peu les essais d’organisation théorique de ce qui est vu, entendu, parfois partagé. Le premier usage qui peut être fait de ce livre est là : découvrir une démarche ethnologique en action. Journal de bord, questions émergentes, réflexions sur soi… la « cuisine » du chercheur est mise à jour.
Cette ethnographie ouvre à la seconde dimension du livre : une présentation sensible, respectueuse, non dénuée de surprises et de quelques critiques, de ce que sont les personnes rencontrées dans leur banalité humaine. En quoi l’expérience SDF renforce, transforme, modifie, altère les capacités de vie sociale et d’attentions à soi ? Comment les personnes SDF parlent d’elles, entre elles et avec des « extérieurs » ? Pour comprendre la question centrale de l’ »habiter » il fallait comprendre l’intime de chacun ; cet intime est restitué dans toute sa richesse et sa souffrance.
Troisième axe de lecture possible, qui est le centre de l’ouvrage : le débat entre être hébergé, être logé, être abrité, et pouvoir habiter. On le sait déjà par nombre d’études : il n’est pas si facile d’habiter pleinement un espace d’hébergement temporaire ou permanent. Les lieux, les règlements et les voisinages sont contraignants. On sait qu’on n’est pas « chez soi ». Mais alors comment ces espaces permettent-ils de se ressourcer et d’exister, au-delà de la simple et directe mise à l’abri ? Quelles sont les stratégies individuelles, les institutions d’accueil observées sont-elles aidantes ou non ? Voici une importante contribution au débat professionnel et institutionnel en plein développement sur la nécessité de prendre en compte la fonction d’ « habiter ».
Trois raisons, donc, pour ne pas rater cet ouvrage !


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