Des Jeunes agés de 16 à 30 ans qui disent qu’ils ont choisi cette vie.

  • Des jeunes en errance dite « active », qui affirment avoir choisi ce type de vie dans une démarche de rupture sociale construite. Ils sont punks, zonards, travellers…
  • Des jeunes en errance dite « territoriale », emportés dans une dynamique d’échecs et d’exclusion, qui subissent l’errance et qui s’y adaptent de façon à survivre. Leur périmètre d’action est souvent limité à un bassin de vie au sein duquel ils vont de structures en structures sans sembler vouloir ou pouvoir engager de démarches de stabilisation.
  • Des grands lycéens, des jeunes étudiants et des jeunes travailleurs qui s’engagent peu à peu dans l’errance à l’occasion de dynamiques festives (locales, hebdomadaires, estivales, festivalières) et par la rencontre des publics déjà en errance présents dans leurs proximités.

    → Dernière mise en ligne.

  •  Sujet : Modélisation d’interventions éducatives et sociales coordonnées
  •  Auteur - Théme  : Association "Dans la rue". Montréal, Canada


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>>Christophe Blanchard. "Les maitres expliqués à leurs chiens"

27 novembre 2014

Les maitres expliqués à leurs chiens
Christophe blanchard
Zones-la Découverte, 2014. 158 pages, 14 euros

« Essai de sociologie canine » dit le sous-titre. Sociologie canine peut-être, sociologie humaine certainement.
L’auteur, maitre-chien par les hasards du Service National finissant, est ensuite devenu chercheur sur la relation homme-chien : chiens de douane, de sécurité, puis chiens de la rue, chiens de zonards et de SDF. Il en a fait le sujet de sa thèse de sociologie, devenant au passage l’expert-conseiller national sur la prise en compte et la gestion des chiens de la zone, cet espace et cette culture d’une errance à la fois revendiquée et subie aujourd’hui en fort développement.
La première moitié du livre parle de nous, propriétaires et maitres de chiens. Nous hier, chasseurs-cueilleurs de Neanderthal, nous aujourd’hui dans le marché économique exponentiel que nos passions animales génèrent. La folie française du chien est décortiquée, quantifiée, un peu moquée au passage.
Vient ensuite le corps de travail, l’approche ethnographique et sociologique du rapport qui existe entre le zonard, le SDF, et le ou leurs chiens. « Mais pourquoi ont-ils de chiens ? » Question mille fois entendue, qui trouve pour partie sa réponse dans la première moitié du livre : « et nous ? ». Vient alors le produit d’une enquête ethnologique conduite au plus près des maitres et des chiens de la zone, qui montre les diverses fonctions du chien, des plus compréhensibles et naturelles au filtre de nos zoophilies banales, aux plus complexes, psychologiques et anthropologiques.
Mais il ne s’agit pas que de sociologie. Les observations de terrain, le travail au plus près des structures de terrain qui portent attention aux gens de la rue montrent que d’évidence qui veut travailler avec le maitre doit non seulement prendre en compte le chien comme présence technique à gérer, mais aussi surtout comme constituant d’un binôme indissociabl,e car les chiens sont les supports narcissiques et anthropologiques qui permettent à leurs maitres de rester humains.

François Chobeaux


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