Des Jeunes agés de 16 à 30 ans qui disent qu’ils ont choisi cette vie.

  • Des jeunes en errance dite « active », qui affirment avoir choisi ce type de vie dans une démarche de rupture sociale construite. Ils sont punks, zonards, travellers…
  • Des jeunes en errance dite « territoriale », emportés dans une dynamique d’échecs et d’exclusion, qui subissent l’errance et qui s’y adaptent de façon à survivre. Leur périmètre d’action est souvent limité à un bassin de vie au sein duquel ils vont de structures en structures sans sembler vouloir ou pouvoir engager de démarches de stabilisation.
  • Des grands lycéens, des jeunes étudiants et des jeunes travailleurs qui s’engagent peu à peu dans l’errance à l’occasion de dynamiques festives (locales, hebdomadaires, estivales, festivalières) et par la rencontre des publics déjà en errance présents dans leurs proximités.



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Compte-rendu

>>Bergerac - novembre/décembre 2002

1er janvier 2003

 Auteur - Théme : François Chobeaux

 Sujet : Compte-rendu

Rencontre financée par le ministère de l’emploi et de la solidarité

 Un réseau, des rencontres

Le réseau national « Jeunes en errance », né des actions expérimentales conduites dans les festivals
par les CEMEA depuis 1991, est né « officiellement » en 1997 avec l’intérêt qu’y a apporté Xavier
Emmanuelli, Secrétaire d’Etat à l’action humanitaire d’urgence et avec le soutien financier alors
engagé par le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité.

Une des faces visibles de l’existence de ce réseau est l’organisation annuelle d’une rencontre
nationale ouverte à tous les intervenants au travail avec des jeunes en rupture sociale revendiquée.

Ces rencontres sont préparées et conduites par le « groupe de pilotage » du réseau national constitué
de professionnels, animateurs des réseaux régionaux. Elles sont placées sous la responsabilité des
CEMEA, sont organisées de façon itinérante dans des villes ou interviennent des correspondants du
réseau national, et sont intégralement financées par le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité. La
rencontre 2002 a été préparée par Hubert Fournier et Thierry Morel (Clermont Ferrand), Myriam
Biodjekian (Valence), Thierry Béharel (Saint Brieuc), Pierre Coupiat (Bergerac), François Chobeaux
(Paris, pilote au titre des CEMEA), et avec l’aide de Djemila Zeneidi-Henry (CNRS Rennes).

Ces rencontres nationales existent de fait depuis 1995, alors centrées sur les interventions
festivalières. Elles existent de façon rigoureuse, formalisée, articulée avec les préoccupations
professionnelles des correspondants du réseau depuis 1998.

Les acquis des rencontres précédentes ont montré à la fois l’intérêt que tous les participants y
trouvent en matière de rencontre et d’échange professionnel, et le besoin de se donner le temps
d’approfondir un thème pour éviter l’éparpillement des débats.
Dans le courant de l’année 2002 l’intérêt de centrer la prochaine rencontre sur la question « Habiter-
Logement » est apparu évident. Le groupe de pilotage a alors travaillé sur l’organisation des deux
jours de rencontre pour aboutir à l’architecture suivante :

 Les rencontres 2002

Première journée

Intervention introductive de Thierry Morel, formateur à l’EPSI à Clermont Ferrand : « Quelques
réflexions à propos de l’habiter ».
Trois groupes ont ensuite travaillé en parallèle sur la même question : « En quoi les réflexions
proposées par Thierry Morel font écho dans ma pratique professionnelle ? »
Une synthèse des échanges dans les trois groupes a été présentée à l’ensemble par trois rapporteurs.
Djemila Zeneidi-Henry (laboratoire « Espaces, société ». CNRS, Rennes) à rebondi sur ces synthèses
en s’appuyant sur sa récente thèse en géographie sociale et sur la publication qui en est issue « Les
SDF et la ville », éditions Bréal, 2002.

Deuxième journée

Olivier Chazy, Chargé de mission à la Direction Générale de l’Action Sociale, a présenté les réflexions
et les travaux en cours au niveau de l’Etat (Plan de lutte contre l’exclusion, évolution des dispositifs
d’aide à l’insertion des jeunes…) avant qu’un large débat s’ouvre sur ces sujets avec les participants.
Deux phases d’échanges ont été ensuite organisées avec à chaque fois trois thèmes traités par trois
groupes spécifiques, chaque participant pouvant ainsi participer à deux échanges-débats
approfondis : les structures d’accueil d’urgence et les CHRS ; la rue ; le milieu rural et les cabanes ;
les squats ; les camions et les roulottes ; les dispositifs d’accès au logement. Il n’y a pas eu de retour
oral à l’ensemble après les deux phases d’échanges.

 Origine et limites de ce compte-rendu

Ce compte-rendu reprend les notes des animateurs et des rapporteurs des travaux de la première
journée, les notes des animateurs de la deuxième journée et celles prises durant les débats à
l’ensemble.

Il intègre également le texte introductif de Thierry Morel, et les éléments de synthèse proposés par
Djemila Zeneidi-Henry en fin de première journée.
Au risque de la simplification et de l’assèchement d’échanges riches et parfois passionnés, il tente de
présenter au plus près ce qu’on été les points évoqués durant ces deux jours de travail.

La forme finale de la rédaction de ce compte-rendu est assumée par François Chobeaux.



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